LE SYMBOLE DU MAITRE, EST-IL UN SYMBOLE ?

par | 30 Oct 2021 | Divers

DAIKOMYO ET LE GENDAI-REIKI FUDO MYO.

Bien entendu, nous en avons tous conscience, nous ne pouvons parler que de ce qu’on connait, ce que l’on peut prouver et ce que l’on a expérimenté, c’est à dire de la résultante des informations, des enseignements qui vont passer par notre référentiel personnel : à chacun sa vérité ! Mais… Celui qui dit détenir une vérité n’est déjà plus dans la vérité !
En cela mes écrits ne concernent que moi, et ne prétendent pas imposer quoi que ce soit, juste une version peut être différente de la vôtre, car l’enrichissement vient de nos différences, et ne sont en aucun cas, pour moi, prétexte à polémique.

Je vous confie mon aphorisme personnel préféré, que je joins à tous mes écrits :
« L’important n’est pas qu’une voie détient la vérité,
L’important est que cette voie parle à notre âme »

Tout est impermanence, changements et énergies en mouvement, cela en principe engendre la tolérance vis-à-vis de nos contemporains humains.
À mon sens on ne peut, à l’image de la révolution culturelle chinoise qui a fait tant de dégâts, piétiner, éradiquer le passé, pour être « modernes » ou libérés ! On ne construit pas sur des cendres.

La subtilité serait de se servir des enseignements de nos anciens, qui avaient la connaissance, mais avec leur propre vocabulaire, comme socle pour un nouveau départ correspondant à « qui nous sommes » aujourd’hui, l’enrichissant de nos nouvelles découvertes, qu’elles soient historiques comme la Voie du son , par Nakazono et les manuscrits Takeuchi, la physique quantique, la dynamique Matricielle et les Védas,  expliquant en cela nos gestes, la puissance de notre pensée sur nos corps, les évènements  et ce qui nous entoure, mettant ainsi en lumière notre responsabilité sur tout le Vivant.

Je pense que se focaliser, dans ces domaines, sur la forme au détriment du fond, nous mène vers une impasse, réduisant la Voie du Reiki à des techniques, « des recettes » occultant le but de la véritable Voie.  Les symboles sont des outils proposés pour nous guider, nous faire réfléchir, y compris sur les ondes de forme et la puissance de la pensée ;

« Le sage montre la Lune et le benêt regarde le doigt » !

Tout enseignement est un moyen et non une finalité !

UN PEU DE MOI

Pour « la toile de fond » de cet écrit, quelques mots :
J’ai été initiée au Reiki dit « occidental », et tibétain, par Joël VICHERY autour de 1995, puis la rencontre en 2000, avec Myriam KRINGS, qui a été initiée par Hiroshi DOÏ, fondateur du Gendaï-Reiki.
En 2015 à Madrid je fus de nouveau initiée par Hiroshi DOÏ et surtout au DENTO Reiki, le Reiki enseigné actuellement à la Gakkai de Kyoto. Je suis l’auteure de nombreux ouvrages sur le Reiki, les Kototamas et la Voie du son, et de mes manuels d’enseignements. Une révélation sur le druidisme antique aussi, dont le fil conducteur fut Nakazono, qui posa son front sur les menhirs de Carnac, qui lui transmirent « quelque chose » et qui est le re-découvreur des Kototamas :  la Voie du son, les 50 sons créateurs de l’Univers, que l’Empereur Mutsuhito de l’ère Meiji, transmit par ses Poèmes de style waka… et j’allais oublier ! Présidente du SNPER, le Syndicat des Praticiens et Enseignants du Reiki, maintenant affilié au CNPL, la chambre Nationale des professions libérales.

Dans le domaine du Reiki, les bruits de couloir vont bon train, et les plus improbables aussi. Chacun dans ces domaines a quelque chose à exprimer, dans la tolérance et le respect des idées différentes, n’est-ce pas ?

Dans ce domaine, « celui qui sait, ne connait pas »

DAIKOMYO ?
Daikomyo est un ensemble de trois kanjis d’usage courant en japonais, mais vous le savez déjà ! :
dai 大, signifie « grand »,
koo 光, qui signifie « lumière »,
myo 明 qui signifie « brillant ». Nous y avons ajouté « soleil, yang » et « Lune, yin »

C’est une ode, une louange, à l’illumination, à la lumière transcendantale, à cet état différé de conscience qu’on appelle l’éveil, et qui laissera en nous une vision, une conscience du vivant, du cosmos, de la vie, de la mort, de la cellule, et une liberté d’être indélébile.

UN PEU D’HISTOIRE…

Cet ensemble de kanjis qu’est le Daikomyo, représente le but ultime d’une pratique spirituelle et était affiché dans tous les temples et les dojos qui, à l’époque d’Usui étaient encore des lieux de méditation, de poursuite d’une discipline spirituelle, cela, depuis des temps immémoriaux, afin que les élèves aient sous les yeux le but de leur travail, la finalité . C’était la cible en quelque sorte, qui n’était surtout pas à perdre de vue ! Cette élévation de l’âme devait les conduire à cette « réalisation » dont nous parlait plus récemment Mikao Usui, qui souhaitait y mener le plus de monde possible, comme il y avait mené les 22 maitres du « cercle intérieur » dont Hayashi fut le dernier. Il est bien dommageable et triste pour la suite de cette voie du Reiki, qu’il ait choisi de mettre rituellement fin à ses jours en invitant ses amis intimes, à assister à la cérémonie de « SEPUKU » (hara kiri en chinois), afin de laver l’honneur de son clan, pour des raisons que l’on suppose mais, à ce jour dont on n’a aucune preuve. Madame Takata y fut conviée et fit le voyage d’Honolulu, c’est elle qui relata les faits de cette cérémonie particulière.

DAIKOMYO ET LA VOIE DU COEUR

En japonais, les kanjis véhiculent des concepts, des idées, plus que des mots.

Sur le mont Kurama, lieu de l’éveil de Mikao Usui, L’expression Daikomyo est utilisée par la très récente École bouddhiste Kurama-Kokyo pour désigner Sonten, la divinité suprême (la fusion de l’esprit lunaire, solaire et terrestre) Cette trilogie se retrouve dans toutes les religions notamment dans les Védas.

Sur les murs des Dojos et en pratique, nous retrouvons cette expression :

« Shiken Haramitsu Daikomyo » qui est un mantra bouddhiste de neuf syllabes.

  • Shiken représente les quatre attributs du cœur, (voir plus bas)
  • Hara Mitsu : « aller au-delà », « atteindre l’autre rive ». C’est une métaphore bouddhique pour se pousser à aller au-delà des limites normales de la pensée et de la perception pour atteindre une compréhension plus haute ou plus grande
  • Daikomyo : la Grande lumière qui émane d’un Bouddha ou d’un Boddhisattva, symbolisant leur sagesse ou leur compassion
  • Il se traduit ou s’interprète comme suit :

Que la Lumière dans notre cœur apporte la conscience de l’harmonie perçue par l’éveil spirituel, et apporte la sincérité, la loyauté et la fidélité dans ce que nous réalisons.

SHIKEN : « La sagesse des cœurs nous conduit aux quatre Lumières du cœur » :

1)  Le cœur miséricordieux.
– exprime l’amour pour tout,

2) le Cœur sincère.
– il suit ce qui est juste,

3) le cœur empathique.
– il suit l’ordre naturel des choses,

4) le cœur qui est dévoué.
– il se tient à la disposition de la poursuite de la vocation.

Nous savons à l’heure actuelle que le véritable « chef » est le Cœur, c’est lui qui donne ses ordres au cerveau, en cela nous devons dominer nos émotions. Les Égyptiens de l’antiquité ne s’y étaient pas trompés, et le laissaient en place dans les corps momifiés pour le passage dans l’au-delà.

On retrouve actuellement dans tous les dojos, voués dorénavant aux arts martiaux, cette calligraphie : « Shiken Haramitsu Daï ko Myo » :  telle est la phrase qui est psalmodiée dans les arts martiaux au début et à la fin de chaque cours, pendant le salut.

Daikomyo est le « Grand Komyo », c’est la représentation de la lumière de l’illumination, le rayonnement d’une divinité, l’expression manifeste de la Lumière de la Sagesse : le moyen par lequel nous nous réalisons, par nous, pour nous, et surtout « de nous », l’illumination : notre éveil, qui vient « de l’intérieur », et non de recherches extérieures.

GENDAI-REIKI ET DAIKOMYO

Dans le Gendaï Reiki Fudo Myo que j’enseigne, et tout comme dans le Shintô traditionnel, le symbole utilisé par le maître pour conférer l’initiation est le Daikomyo, il renvoie au mantra shingon Komyo (lumière brillante, éblouissante) en relation avec la doctrine bouddhique tibétaine de la Claire Lumière Fondamentale,( dans le Bardo, ou les états intermédiaires)  lequel est représenté dans cette tradition par deux  mandalas que je propose à mes élèves :

  • Le mandala Taïzokaï, le « royaume de la Matrice » le Bouddha Vaïrocana se trouve en son centre, entouré de 414 déités, répartie en 12 quartiers : la Matière, la Matrice, le soleil levant, le lotus, la compassion, le féminin.
  • Le mandala Kongokaï ou la vérité immuable, associé au sommet du Vajra, Il symbolise la réalisation du Bouddha. Accompagné de 1461 déités, réparties en 9 groupes, représentant les degrés successifs du progrès spirituel ; Vairocana représente le monde de l’Esprit, le Vajra du soleil couchant, l’enseignement du Dharma, le masculin.

VAIROCANA – LE- RESPLANDISSANT.

Au Japon, le Bouddha Vairocana a deux formes irritées : Fudo Myo et Aizen Myo, correspondant aux deux mandalas, celui de la Matrice et du Vajra.

Dans la cosmogonie Reiki japonaise, Daï Ko Myo représente la conscience du Bouddha, étroitement liée à la divinité principale du Shingon : Dainichi Nyorei, le Bouddha Vairocana, « celui qui est comme le soleil ».

HARMONIE, ÉQUILIBRE ET LUMIÈRE.

Dans son dojo, la devise de Mikao Usui était :
« L’unité de soi par l’harmonie et l’équilibre »

Matière à réflexions et humilité ; Gratitude, respect des maitres anciens et contemporains, sont les principes indissociables du véritable maitre Reiki et c’est à cela qu’on les reconnait :
« Reiki ni Rei, Sensei ni Rei »
En vous inclinant, vous exprimez votre respect, votre courtoisie et votre gratitude envers votre art, votre professeur, les autres étudiants et vous- même.
Vous reconnaissez en cela, la ” Bénédiction ” qui est entre vos mains :
– le ” Don de Lumière “ qui est en chacun de vous
– le ” Potentiel Sacré » – pour l’auto-guérison, la Protection et le Développement Spirituel ” : En un mot :  le Reiki !

(Dans les syntonisations : un genou en terre pour le respect à la Terre et l’autre relevé en respect au maitre et à vous-même)

QUELQUES BASES.

Ne confondons pas :  prononcer, psalmodier et chanter !

Dans l’École Shingon, la pratique du son est « shingon » : la parole vraie, Dans l’École Tendaï la pratique du son est « Jumon » (Ju : répétition ; et mon : texte) un mantra ! L’élément commun à ces deux lignées du Bouddhisme : est le San-Mitsu : « les trois secrets »

  • 1- Kannen : la méditation (visualisation des symboles)
  • 2- Ku-Mitsu: la récitation des mantras (le son, la vibration, faisant le lien entre l’esprit, la conscience, et la matière.
  • 3- Shin -Mitsu les mudras, ou positions des mains.

Dans le Shinto, la pratique du son est Kotodama : Koto ; le mot ; et dama, la force de vie contenue dans le mot. Les symboles sont donc mobilisés pas le corps avec le geste ; le mental par la parole, par l’esprit dans la visualisation, et dans la conscience au moyen des Kotodamas.

SYMBOLES

Les consonnes sont « yang » et sont le moteur qui va mettre en action les voyelles « yin », faisant le lien avec l’univers par la conscience, comme nous l’a enseigné Matsahilo Nakazono et la découverte des 50 sons créateurs de l’Univers, en cela :

Daï : sera le reliance à la Source
Ko : la manifestation de la lumière
Myo : la connexion à la Matrice par la fusion du principe féminin et masculin.

(Les trois chaudrons de la MTC ?)

TOUT EST SACRÉ

Au Japon tout est indifféremment sacré, le vivant, l’inerte, le visible et l’invisible. Les symboles sont donc tout aussi l’expression de la Manifestation, ni plus ni moins que quoi que ce soit.

Tout est relié à la Voie du cœur, à l’amour inconditionnel, celui qui ne choisit pas.

On ne prononce pas les symboles par leur jumon « hors initiation », on dit : S1 ; S2, S3. Car la prononciation de ces symboles est « Jumon » c’est-à-dire psalmodiée !

On n’imagine pas prononcer le S1 en le chantant au milieu d’une phrase, ou prononcer les symboles à l’occidentale, « à plat », la Voie du son s’en trouverai entravée.

« Un symbole ne livre sa richesse que proportionnellement
À la force du regard qui le scrute !»  Yves Albert Dauge.

DAIKOMYO, lui, « est » un Jumon qui a été petit à petit « adopté » dans la Voie du Reiki, car il en a toujours fait partie intégrante, puisqu’il symbolise le but de cette Voie, le but de la vie ! Pas de « S4 », mais « Daikomyo » ! C’est l’exception qui confirme la règle !
Le Daikomyo a toujours fait partie intégrante des Voies spirituelles développées au japon. Le Daikomyo n’est pas une « invention », mais le symbole, la Voie et le véhicule ; « l’arc, la flèche et la cible », d’une Voie spirituelle, que l’on insuffle dans les corps subtils de l’impétrant. Nous savons que Takata-sensei a enseigné, que la seule utilisation du DKM était pour l’harmonisation.

L’ESPRIT ET LA LETTRE

C’est avec ce symbole comme but ultime, que l’élève au niveau trois, va se trouver devant le seuil de la porte qu’il va franchir ; le niveau trois étant le point de départ, pour avancer, commencer son évolution, il a les outils nécessaires qu’il va petit à petit abandonner sur son chemin, lorsqu’il aura réussi leur intégration : « devenir Reiki » qui est la régulation de ses émotions et comprendre « de l’intérieur » le but de sa vie, afin de dépasser le concept de l’incarnation,  et intégrer la notion d’Unité. Nous partons de S1 pour aller vers Daikomyo : l’éveil.

Je sens très nettement une différence lors des trois syntonisations avec l’incorporation des différents autres symboles dans les corps subtils de l’élève.

S1 est le moteur, le socle, la puissance, cela se ressent bien, car Reiki n’est pas une « énergie universelle » mais une puissance en devenir (par la direction, la focalisation de la pensée) : voir du côté des ondes scalaires, de l’intrication. Le mot « énergie » répond à une norme précise, dont seule, la pensée qui elle, est quantifiable, correspond, c’est cet amalgame électrico-spirituel, qui fait tourner en ridicule le Reiki par les scientifiques.

Si S1 correspond selon l’Advaïta aux deux premiers chakras physiques, il va permettre de fermer la porte à ceux transcendantaux « en dessous » les bas-chakras, qui nous ramènent vers des plans de conscience très lourds, et seule cette porte fermée en conscience, par le travail fait sur nous-même, va nous permettre une évolution sans que cela soit une « évasion ».

Le S2, monte en puissance « vers le haut », conscience plus subtile et qui optimise les deux chakras suivants.

Le S3, va nous permettre de nous « éclater », nous devenons un hologramme de la Matrice, symbole transcendantal s’il en est, c’est le plus puissant de tous, c’est un réel véhicule de la conscience, qui est omniprésente, omniconsciente. Il ouvre toutes les portes si nous sommes prêts.

Si les « stations » des symboles correspondent aux chakras-vortex et à la voie indoue, leur parcours dans l’initiation Reiki correspond à la cartographie des vaisseaux Conception et Gouverneur de la médecine traditionnelle chinoise (entre autres).

Le DAYKOMYO du troisième niveau du Gendai-Reiki, est un Jumon, c’est le passeport pour le voyage initiatique. C’est en quelque sorte le tatouage que l’on va imprimer dans les corps subtils de l’élève du niveau trois, afin qu’il ne dévie pas de sa route. Il n’optimise pas le coronal, mais lui donne une direction, un but, c’est un poteau indicateur, la cible à atteindre.

Avec le temps et les pratiques ancestrales, il a rejoint en puissance, par l’égrégore Reiki la notion de symbole qui lui est ainsi rattachée, et est devenu en cela avec le temps un symbole Reiki à part entière. Les effets sur les stagiaires sont différents, tout autant que pour les autres symboles, plus léger, plus doux que le S3, dont la puissance n’est plus à prouver.  Il va remplacer les autres symboles, puisque si on les a intégrés, (infusés) on ne les pratiquera plus, mais que veut dire « intégrer » ? Seul votre maitre-enseignant vous le dira.

Il est clair, qu’avec les syntonisations du Reiki, les quatre degrés accomplis, il y a un « avant » et un « après ».

Dans la pratique du Gendaï-Reiki, seul l’initiation du Togo, du niveau quatre, qui est sans symbole, va nous faire intégrer et mettre en mouvement en synergie, les symboles acquits. Nous allons « être » Reiki, et ne plus « faire » du Reiki.

LA LUCIDITÉ

L’humilité épistémique (cet adjectif me parle bien) se réfère à une conscience adaptative des limites de nos propres connaissances, mais également des limites et des difficultés de notre aptitude à acquérir de la Connaissance et du Savoir de manière indépendante.

Avoir une “Conscience ” cela nécessite non seulement de réaliser les limites de son propre savoir, mais également d’agir conformément à cette limite que nous allons identifier pour mieux la dépasser et aller vers la Connaissance.

Mon chemin est celui du chercheur de vérité, c’est la voie des voyageurs spirituels, nous ne cesserons jamais de chercher, mais en fait ce que nous cherchons n’appartient pas à ce plan, alors notre quête est éternelle. De temps à autre nous nous asseyons au bord du puits de vérité, afin de nous ressourcer et de trouver l’énergie nécessaire pour continuer le chemin ; puis nous recherchons une nouvelle raison de voyager, de chercher.

Plus on avance et plus l’horizon recule, et comme les toupies des enfants, si nous cessons d’êtres dans la quête, dans cette énergie, nous nous écroulerons et rejoindrons le sable du désert, l’eau ne nous donnera plus la forme, et c’est là où se niche peut-être une vérité, dans le silence et la multitude de l’omni-Présence retrouvée.

Edith GAUTHIER, octobre 2021. gendai-reiki.fr

Un aphorisme d’Aziz El Amrani JOUTEY :
« Rien n’est important, il n’y a rien à comprendre, Il n’y a pas de solution »

 

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